Après la Seconde Guerre mondiale, la France engage le développement de sa force de dissuasion nucléaire. Entre 1958 et 1964, la décision d’acquérir l’arme atomique, la mise en service du Mirage IV et la création des Forces Aériennes Stratégiques (FAS) posent les bases d’un système de défense moderne et autonome. Dés 1963 commence l'implantation des Escadres de Bombardement auxquels seront associés des Escadrons de Ravitaillement
Le Mirage IV, vecteur nucléaire, nécessitait le ravitaillement en vol pour atteindre ses objectifs. Le C-135 devient ainsi indispensable, permettant d’assurer la permanence opérationnelle et d’étendre considérablement le rayon d’action des missions stratégiques.
Dès 1962, la France sélectionne une version adaptée du KC-135 américain afin de répondre aux besoins de la dissuasion nucléaire. Une mission aux États-Unis permet de définir les capacités nécessaires : ravitaillement en vol du Mirage IV, transport de personnel et de fret. Les premiers C-135 sont livrés en 1964 et intégrés rapidement au dispositif stratégique.
Adaptation du KC-135 pour répondre aux exigences françaises
Ravitaillement en vol, transport de personnel et de matériel
Intégration opérationnelle dès 1964 au sein des FAS
En 1964, les premières missions opérationnelles débutent avec une alerte permanente assurée en quelques minutes. En 1966, l’ensemble du système Mirage IV / C-135 est pleinement opérationnel, garantissant la crédibilité de la dissuasion nucléaire française.
Les C-135 ont assuré des missions majeures, de la dissuasion nucléaire à l’entraînement des chasseurs, en évoluant avec des capacités modernes de ravitaillement et de soutien. Modernisés au fil du temps, ils ont servi pendant des décennies avant d’être remplacés par le MRTT Phénix, laissant un héritage essentiel dans l’aviation stratégique française.
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